Mitsubishi Pajero… Pour quelques chevaux de plus
Par Texte : Alain Jeanbart - Photos : Sébastien Plé Le 14 05 2009
Deux ans après son lancement, le Mitsubishi Pajero nouvelle génération reçoit un moteur plus puissant. Il s’agit d’une évolution de la gamme qui fait du franchisseur japonais, le 4x4 traditionnel le plus puissant du marché.
L’évolution du Pajero n’est pas esthétique, mais technique. En effet, le moteur quatre cylindres en ligne 3.2 DI-D développe ici désormais 200 ch à 3 800 tr/min pour un couple de 441 Nm à 2 000 tr/min, soit un gain de puissance de 25 % en boîte manuelle et de 18 % en boîte automatique, et de 16 % et 18 % pour le couple. La consommation est également en nets progrès par rapport à la version 160 ch (170 ch en boîte automatique), toujours au catalogue. Car, pour un châssis court, elle est à présent de 8,4 l/100 km en boîte manuelle et de 9 l/100 km en boîte auto. Les émissions de CO2 sont elles aussi en baisse, ce qui permet au Pajero de passer dans la tranche du malus écologique à 1 600 euros en boîtes manuelle et auto. Cette dernière a également été revue, et participe aux meilleures performances du bloc Diesel.
Des modifications en toute discrétion

© photographe/agence Esthétiquement, Mitsubishi a joué la carte de la sobriété et aucun changement notable, ni aucun logo distinctif n’indiquent le gain de puissance. Pas de frime donc, ce n’est pas le genre de la maison, mais plutôt une vraie recherche d’amélioration dans ce Pajero 200 ch. À cet égard, des modifications ont été apportées afin de réduire le niveau sonore. Si nous avons effectivement pu constater un léger mieux, il reste encore du travail par rapport à la concurrence. En revanche, on ne note pas de changement au niveau de l’habitacle où l’espace est appréciable, même pour un châssis court. Mais il est vrai que ceci semble accessoire en regard de la grande nouveauté de ce Pajero : son moteur. Cependant, force est de constater que, dès les premiers mètres, ce n’est pas lui qui se fait remarquer, mais plutôt la boîte automatique revue et corrigée qui brille par sa discrétion.
En effet, celle-ci dispose de passages de vitesse plus doux et plus rapides, même en mode séquentiel. Les à-coups sont pratiquement inexistants, les rétrogradages se font en douceur et le moteur se relance plus aisément. Elle est également plus réactive et permet au 3,2 l Diesel de s’exprimer pleinement. Mais en termes de performances pures, l’amélioration n’est pas flagrante : les 30 chevaux supplémentaires du Pajero en boîte automatique paraissent assez discrets, mais les passages de rapport en finesse s’avèrent très appréciables.
Un redoutable franchisseur

© photographe/agence En franchissement, le 4x4 japonais bénéficie d’un couple plus important qui peut se révéler bien utile. Et cela s’est vérifié dans certains cas. Ainsi, malgré un terrain rendu très gras par les pluies de la veille, le Pajero a franchi des buttes sans forcer, malgré ses pneus route qui se sont vite engorgés. Certains autres passages délicats ont été avalés avec une relative facilitée, vue les circonstances, juste au couple. Mais si les pneus se sont montrés inadaptés à ces conditions extrêmes, même lors de roulages sur des chemins plats, les aides électroniques, ESP et autre contrôle de traction, permettaient de limiter les dérives. Si le Pajero reste un redoutable franchisseur, le nouveau couple moteur / boîte auto apporte un avantage relatif. Il est vrai que, dans ce domaine, le Mitsubishi disposait déjà de performances plus qu’intéressantes. En revanche, sur la route, le confort de conduite s’en trouve amélioré.