Mazda CX-7, le marginal
Par Damien Lachaize Le 23 01 2008
Lancé au printemps 2006 aux États-Unis, le Mazda CX-7 a rencontré un vif succès avec 50 000 unités vendues. Ce nombre a encouragé le constructeur japonais à s’attaquer au marché européen des SUV avec une version spécifique présentant de nombreux atouts.
L’allure extérieure du CX-7, toute en fluidité, attire tout de suite le regard. La face avant agressive et des ailes bien galbées accentuent l’impression de puissance. L’arrière est de facture plus classique, mais son profil original permet au véhicule de se démarquer de la concurrence. L’intérieur du CX-7 est soigné, mais n’impressionne pas vraiment. Les cadrans sont lisibles et l’imposante console centrale permet d’accéder à toutes les informations de l’ordinateur de bord. Les ingénieurs ont allié la sportivité au confort en choisissant une sellerie en cuir proposant une bonne assise et en laissant un espace aux jambes conséquent à l’arrière. Le Mazda CX-7 est équipé de la transmission Mazda Active Torque-Split All Wheel Drive. En conditions normales d’utilisation, le CX-7 est une stricte traction. En conditions précaires sur route glissante ou sur les chemins, les nombreux capteurs mesurant l’angle de braquages des roues, la vitesse de rotation, et le niveau d’ouverture des gaz, servent à répartir la puissance sur les quatre roues par l’intermédiaire d’une boîte de transfert à gestion électronique montée en amont du différentiel arrière.
De grandes qualités routières

Le Mazda CX-7 est équipé d’un moteur essence de 2,3 l à injection directe et turbocompresseur avec échangeur développant la bagatelle de 260 ch, soit à peine moins que les 272 ch du BMW X3, propulsé par un six cylindres de 3 litres. Avec son couple de 380 Nm disponible dès 3000 tr/min, cette motorisation est souple et agréable. On remarque des accélérations franches et linéaires. Le freinage se montre puissant et bien réparti.
Sur la route, le CX-7 est difficile à prendre en défaut en virage. Grâce au contrôle dynamique de stabilité (DSC), il présente une grande stabilité à vitesse élevée. Mais, malgré sa garde au sol correcte (205 mm) et sa transmission 4 roues motrices à répartition active du couple, il ne faut pas l’emmener autre part que sur les chemins roulants. Sa géométrie est en effet peu adaptée au tout terrain.
Malgré de grandes qualités dynamiques, lamotorisation généreuse s’avère bien gourmande avec une consommation de 10,2 l/100 km en cycle mixte, frôlant même les 14 l/100 km en cycle urbain. La présence du turbo limite les pertes de chaleur dans le système d’échappement pour une mise en température rapide du catalyseur. Afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, le CX7 expulse tout de même 243 g de CO2 au kilomètre.
En France, le CX-7 est proposé en une seule finition bardée d’équipement pour 37 000 euros. Disponible uniquement avec le moteur essence, les ambitions de ventes sont mesurées. Mazda espère vendre 300 unités en 2008. Ces objectifs seront revus à la hausse en 2009 avec l’arrivée d’un moteur Diesel. Á lire aussi >>> Tous les essais de 4x4live.com
|