Le Mitsubishi Pajero montre les griffes
Par Damien Caparros Le 17 01 2008
Apparu sur le marché français dans les années 80, le Mitsubishi Pajero a subi, en 2006, son troisième lifting important. Sa nouvelle ligne plus contemporaine n'altère en rien ses redoutables capacités de franchisseur.
Le Pajero s’est considérablement civilisé depuis son origine mais il reste un vrai 4x4 doué pour le franchissement. On remarque un intérieur très bien équipé avec notamment un grand toit ouvrant en option, un GPS, un régulateur de vitesse et des sièges électriques. Côté ligne extérieure le Pajero a retrouvé des phares en « œil de chat » abandonnés sur la version précédente et plébiscités par les clients, très impliqués et très fidèles à ce modèle. Son look résolument massif reste toutefois une marque de fabrique, d’autant que le Pajero existe en version courte et en version longue, cette dernière mesurant près de 5 mètres et pesant plus de 2,2 tonnes. Véritable franchisseur pur et dur, le Pajero dispose d’une boîte de transfert, qui lui assure de pouvoir évoluer à la fois en gamme longue et en gamme courte avec le différentiel central bloqué. Ce système a été baptisé Super Select 4WD II par la firme nippone. Pour ce qui est de l’électronique embarquée, le Pajero peut compter sur un système de stabilité (ASC) et un anti-patinage (ASTC).
Un franchisseur confortable

Mitsubishi a opté pour un moteur Diesel de 3,2 l à injection directe par rampe commune développant 160 ch à 3 800 tr/min. Dans la version équipée d’une boîte manuelle, le 3,2 DI-D dispose d'un impressionnant couple de 381 Nm disponible dès 2 000 tr/minc permettant au Pajero des franchissements sur un filet de gaz. Des disques ventilés, à l’avant et à l’arrière composent son système de freinage.
Assez imposant et relativement lourd, le Pajero, surtout dans la version longue, tangue quelque peu dans les virages serrés, mais ce n’est pas surprenant. En revanche, son amortissement est très bon, grâce à des roues indépendantes et à des suspensions à double triangle à l'avant et multibras à l’arrière.
Malgré la puissance de son moteur, le Pajero accuse parfois sa surcharge pondérale. Un peu "mou", même avec la boîte de vitesses manuelle, ce n’est pas le 4x4 le plus nerveux du marché, mais la sportivité n’est pas son domaine. En revanche, avec une consommation en cycle mixte d'un peu plus de 10 l/100 km il est assez sobre compte tenu de son poids mais ses émissions de CO2 restent élevées avec 244 g/km. Un « petit » réservoir de 69 litres lui confère une autonomie d’à peine plus de 650 km.
Revenu sur le devant de la scène 4x4 avec cette dernière version, le Pajero est clairement monté en gamme, suivant la tendance du marché. Son prix d’appel est fixé à 34 000 euros mais pour disposer de toutes les options, il faut compter 10 000 euros de plus. Á lire aussi >>> Tous les essais de 4x4live.com
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