Avant première > Toyota Land Cruiser 2010 : le successeur
Par Alain Jeanbart Le 17 09 2009
Enfin, le voici, ce Land Cruiser nouveau millésime qui a la délicate tâche de succéder aux KDJ 120 et 125, sur le point de tirer leur révérence. Celui qui doit perpétuer une tradition vieille de 60 ans et combler les attentes des aficionados du franchisseur japonais. Après une si longue attente, de lourdes responsabilités reposent sur ses larges ailes.
Quand on découvre un nouveau véhicule, on se penche d’emblée sur son physique. Et dans ce domaine, les designers de Toyota ont poursuivi sur leur lancée. L’air de famille du nouveau Land Cruiser avec le modèle actuel est évident. Dans la ligne générale tout d’abord, où l’on retrouve des angles droits assez familiers. À l’avant ensuite, avec un regard et une large grille de calandre rappelant, eux, le Land Cruiser SW. En revanche, la partie arrière est nettement plus carrée, et se démarque par des ailes plus larges. Ce nouveau design donne une allure plus massive et plus imposante au Land Cruiser. Néanmoins, on peut regretter un certain manque d’audace dans l’esthétique générale du véhicule, qui s’observe également dans l’habitacle. Certes, ce dernier n’a plus rien à voir avec son prédécesseur, mais on retrouve une planche de bord massive, qui se fait toutefois, fort heureusement, plus moderne. Et le dessin des compteurs est bien plus sportif, ce qui, il faut bien l’avouer, est une heureuse surprise. L’habitabilité du nouveau Land Cruiser a été repensée pour offrir plus d’espace aux passagers et la possibilité d’accueillir, en option sur la version 5 portes, deux sièges supplémentaires dans de bonnes conditions.
Toujours une vocation de franchisseur
Sous le capot, le Land Cruiser reçoit, pour le marché français, le moteur turbo Diesel D-4D de 3 litres qui équipait les KDJ 120 et 125, dans une version revue et corrigée. Sa consommation est réduite de 12 %, Toyota annonçant 8,1 l/100 km en cycle mixte, pour des émissions de CO2 de 214 g/km. Ce qui le place toujours dans la tranche du malus écologique de 1 600 €. Cependant, la puissance et le couple sont les mêmes, soit 173 ch à 3 400 tr/min et 410 Nm de 1 600 à 2 800 tr/min. Le moteur n’est pas le seul élément mécanique à subir des changements. Le système de suspension adaptative TEMS, en option précédemment sur la finition Lounge, est désormais disponible de série sur cette même version, mais sous le nom d’AVS (Adaptive Variable Suspension). Le conducteur peut ainsi corriger l’assiette de son Land Cruiser en sélectionnant l’un des trois réglages d’amortissement. L’AVS est couplée à une suspension pneumatique arrière permettant de contrôler la hauteur de l’arrière. Le nouveau Land Cruiser devrait disposer par ailleurs du système Multi-terrain Select, l’équivalent du Terrain Response de Land Rover, pour les terrains difficiles. Quatre modes sont disponibles offrant un contrôle optimal de la puissance et de la force du freinage en fonction du terrain. Pour aider le conducteur, un écran relié à quatre caméras lui permet de visualiser l’environnement du véhicule pour mieux choisir sa trajectoire. Le Land Cruiser reçoit également sur la finition Lounge le régulateur de progression au pas Crawl Control, déjà installé sur le Land Cruiser SW V8 essence. Ce système propose cinq réglages différents pour s’adapter aux conditions de terrain les plus complexes. L’accélération est gérée automatiquement sans action du conducteur, qui bénéficie ainsi de la vitesse la mieux adaptée au terrain. Si cette nouvelle mouture se veut plus civilisée, plus confortable et plus habitable, son héritage n’a pas été oublié pour autant. Le Land Cruiser garde en effet ses gènes de franchisseur et, ère moderne oblige, intègre des aides supplémentaires au franchissement grâce auxquelles il pourrait presque grimper aux arbres. Il faudra attendre la fin de l'année 2009, voire le début 2010 pour s'en rendre compte la date de commercialisation n'ayant pas encore été fixée avec certitude.
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