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Voyages >> Destinations
L’Ermitage de Saint-Pétersbourg, une institution en reconstruction
Par Vincent Girard Le 12 06 2008
Point de départ de la Transorientale 2008, Saint-Pétersbourg accueille les 164 concurrents de cette nouvelle course aux 10 000 km. La ville de Pierre Le Grand est la capitale culturelle de Russie avec ses 70 musées et 3 millions de touristes par an. Pour cette 1ère étape très occidentale de ce voyage asiatique qui en comptera 17, zoom sur l’Ermitage, deuxième plus grand musée du monde.

Ses collections comptent près de 3 millions d'objets présentant l'art et la culture de l'Europe occidentale, de l'Orient, de la Russie et du monde antique. Les expositions permanentes, réparties dans 300 salles, et les réserves du musée offrent plus de 16 000 tableaux, 600 000 dessins, 12 000 sculptures et plus de 250 000 œuvres ayant trait aux arts décoratifs, 700 000 trouvailles archéologiques et 1 000 000 d'objets numismatiques. Et pourtant, le Musée de l’Ermitage n’expose actuellement que 5 % des œuvres d’art qu’il possède !

Ce deuxième plus grand musée du monde par sa surface d’exposition, devance même le Louvre, référence mondiale, au nombre d’œuvres exposées. Si ces chiffres parlent d’eux-mêmes, l’Ermitage n’en possède pas moins une histoire hors du commun, qui accompagne depuis 300 ans celle de la ville de Pierre Le Grand, Saint-Pétersbourg. Ce Tsar puis Empereur de Russie qui régna pendant 43 ans sur l’Empire érigea de toute pièce sa capitale sur les bords de la Mer Baltique. 100 000 ouvriers périrent dans ces travaux titanesques.
La plus grande collection étrangère de tableau français
© R D -  Droits Réservés
Pour sa propre résidence, Pierre Le Grand édifia, sous la direction de l’architecte Rastrelli, le Palais d’Hiver. Cet édifice emblématique restera comme la demeure officielle des Tsar jusqu’à la fin du règne de Nicolas 1er en 1857. En 1764, sur commande de l’impératrice Catherine II, furent édifiés le Petit Ermitage, puis le Vieil Ermitage. Ces deux extensions du Palais étaient destinées à accueillir les invités et à exposer la propre collection de tableaux de l’impératrice. Cette partie du Palais fut baptisée l’Ermitage, nom à consonance française dans une Europe éclaboussée alors par les fastes de Versailles et Louis XIV.

La construction du nouvel Ermitage en 1842 acheva le Palais tel qu’il est présenté aujourd’hui. Ouvert au public en 1852, le musée de l’Ermitage restera comme le premier musée public russe d’art. Parmi les œuvres les plus réputées figurent celles de Leonard de Vinci, de Raphaël, du Titien, de Rembrandt, de Rubens, l'une des meilleures collections de l'école hollandaise ainsi que des pièces importantes de la peinture française des XIX et XXe siècles qui constitue la deuxième plus grande collection au monde de tableau français après celle du Louvre.

Si l’Ermitage reste une référence mondiale, il fait face aujourd’hui à des difficultés financière que sont loin de connaître ses concurrents parisiens, new-yorkais ou londoniens. Les généreuses dotations budgétaires des Tsars, puis du parti communiste à partir de 1917 ont fondu dès 1991 et l’éclatement de l’URSS. En 1997 (année aujourd’hui perçue comme une des plus fastes de la Russie postcommuniste), l’Ermitage a sollicité 90 millions de dollars, s’en est vu accorder 30 sur le papier et n’en a reçu que 12. Et pour Mikhaïl Piotrovski, directeur actuel du Musée, "le sauvetage de cette institution est du en grande partie à la solidarité  internationale et non à l’état Russe".
L’Ermitage sort de sa coquille
© R D -  Droits Réservés

Avec le Bolchoï et la bibliothèque Lénine de Moscou, l’Ermitage a été retenu pour être l’un des projets phares de l’Unesco en Russie au début des années quatre-vingt-dix. Composée de personnalités respectées des plus grands musées du monde (Louvre, National Gallery de Londres et de Washington, Philadelphia Art Museum et Rijksmuseum d’Amsterdam), cette instance se réunit une fois par an à Saint-Pétersbourg pour fixer la politique et les objectifs du musée. De multiples partenariats en ont découlé et ont permis à l’Ermitage de prêter ou céder plusieurs œuvres jusqu’alors stockées dans ses sous-sols. Cette nouvelle source de revenus est essentielle pour le musée dont la fréquentation annuelle passa de 3,5 millions en 1989 à 1,9 en 1998. Cette année, le directeur prévoit de repasser le cap des 3 millions de visiteurs grâce notamment à une politique de prix attractive pour les résidents russes.

Le Musée survit également grâce aux multiples dons accordés par les entreprises. Ainsi, son nouveau site Internet bilingue (russe et anglais) est mis au point gracieusement par IBM. Une opération estimée à 2 millions d’euros du fait du coût de référencement des trois millions d’œuvres. Un autre fonds néerlandais est chargé du calcul du budget annuel. Même le gouvernement russe à changer sa politique dernièrement en cédant au musée la Place du Palais (lieu de départ de la Transorientale), ce qui pourrait faciliter la mise en œuvre d’un projet de longue date baptisé "Le Grand Ermitage" qui permettrait d’exposer 300 000 œuvres en plus.

Parallèlement, le directeur Piotrovski a dévoilé un projet encore plus ambitieux. L’aménagement au sein du Grand Ermitage d’un centre culturel et commercial, d’une salle de concert, d’un cinéma, de restaurants, d’un hôtel et de magasins, pour un coût global estimé à 150 millions de dollars. Lors de ses fréquents séjours à Londres et à New York, il recherche activement des investisseurs et un promoteur. Avis aux intéressés...

Liens utiles

Site du musée de l'Ermitage (en anglais)

Site officiel de la ville

Site du Consulat général de St Petersbourg

Site de l’ambassade de Russie en France

Site de l’office du tourisme russe en France (en anglais)

Á lire aussi >>> Les autres destinations proposées par 4x4live.com

 

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Transorientale 2008, Étape N°1

Saint-Pétersbourg - Rogatchevo
Étape : 834 km / Spécial : 71 km

Saint-Pétersbourg en chiffres
Date de fondation : 1703
Population : 4,5 millions
Ancien nom : Petrograd (1914 - 1924), Leningrad (1924 – 1991)
Superficie : 1 400 km²

Russie
  • Nature de l’État : République fédérale.
  • Superficie : 17 millions de km2.
  • Population : 142,5 millions d’habitants.
  • Capitale : Moscou.
  • Principales villes : Saint-Pétersbourg (4,4 millions), Nijni Novgorod (1,5 millions), Novossibirsk (1,5 millions), Ekaterinbourg (1,3 millions), Omsk (1,2 millions), Tcheliabinsk (1,2 millions), Oufa (1,1 millions), Perm (1,1 millions), Kazan (1 millions).
  • Décalage horaire : de GMT + 13 à + 3.
  • Monnaie : Rouble (100 roubles = 2,7 euros).
  • Religion : majorité chrétienne orthodoxe (82 %), islam (15 à 20 millions de musulmans, soit environ 12 % de la population), bouddhisme, judaïsme.
  • Fête nationale : 12 juin.
  • Président : Dimitri Medvedev.
  • Climat, saisons : Continental.
  • Visa, formalités : oui.
  • Vaccins : non.
  • Adresses utiles (consulats, ambassades). En France : Ambassade de Russie, 40, boulevard Lannes, 75016 Paris. Tél. : 01 45 04 05 01. Sur place : Consulat de France, 15, quai de la Moïka, à Saint-Pétersbourg. Tél. : 312 11 30. Office du tourisme de Russie, Hôtel Astoria, Issaakievski pl., bât. B (au fond à droite), à Saint-Pétersbourg. Tél. : 210 50 41.
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165 000 km
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