Le GPS… Comment ça marche ?
Par Franck Boittiaux Le 25 03 2008
Pour rallier Paris à Lille sans tomber dans le piège des embouteillages et des radars automatiques, ou bien s’orienter dans le Sahara à coup de latitude et de longitude, oubliez carte, compas et boussole. Le GPS a révolutionné la vie des automobilistes et des aventuriers. Et pour que chacun y trouve son compte, le choix s’étend désormais de 100 à plus de 4 000 euros.
Le sigle GPS peut se traduire en français par Géo Positionnement par Satellite. Il s’agit pour le moment du seul système opérationnel dans le monde. Lancé en 1978 par le département américain de la Défense, le projet n’a abouti qu’en 1995, lorsque les vingt-quatre premiers satellites (situés à 20 000 km au-dessus de nos têtes) ont permis de valider la technologie. Chacun d’entre eux émet deux signaux différents, dont l’un s’avère accessible gratuitement au grand public. C’est celui qui a changé notre vie ces dernières années. Nos appareils munis de récepteurs ont besoin de capter les signaux de quatre satellites, afin de connaître leur position par triangulation. Ainsi, le fameux point GPS, permettant la localisation en temps réel, est obtenu à partir de la latitude, la longitude, l’altitude et le décalage de l’horloge de notre récepteur par rapport au temps GPS. Trois satellites suffisent si l’on n’a pas besoin de connaître l’altitude (pour naviguer sur l’eau ou dans le désert), et plus de quatre permettent une meilleure précision, à une dizaine de mètres près. Le brouillage volontaire de l’armée américaine envers l’usage civil, limitant la précision à cent mètres, a en effet été stoppé par Bill Clinton en l’an 2000. Cet événement a encouragé la démocratisation du système.
Deux grandes familles
Il existe deux sortes de GPS. La navigation routière est sans doute la plus connue. Muni d’une cartographie (interne ou sur carte mémoire), le GPS routier permet de calculer des trajets (uniquement sur voies goudronnées) en entrant une adresse de destination. L’appareil détecte ensuite la position actuelle, puis indique la distance kilométrique, les directions à prendre et le temps de parcours. Souvent équipé d’un guidage vocal, ce type de GPS propose également des options. Ainsi, vous pouvez être informés des vitesses instantanée et moyenne, des distances déjà parcourues et restant à parcourir, mais aussi de la position de nombreux points d’intérêts, tels les hôtels, station-service ou bien gares et aéroports. Enfin, des abonnements (souvent payants) permettent d’accéder à l’info trafic, avec itinéraires tenant compte des embouteillages, ou encore à la mise à jour de la carte des radars automatiques. Les prix débutent sous la barre des 100 euros pour un simple avertisseur sonore de radar démuni d’écran (de type Inforad) ou même pour le Takara GP 26, qui regroupe les fonctions essentielles du GPS pour 99 euros. Pour le reste, les prix s’échelonnent globalement de 200 à 400 euros, suivant les marques et les fonctionnalités.
Du bracelet-montre au PC portable
La deuxième famille de GPS permet la navigation hors des sentiers battus. Destinés aux baroudeurs, ils indiquent les distances à vol d’oiseau, ainsi que le cap à suivre. Il suffit de taper le nom d’une des principales villes du globe ou la latitude et la longitude d’une destination. Pour rejoindre la ville de Douz en Tunisie depuis les dunes du Sahara, il faut ainsi rentrer les coordonnées suivantes : 33° 27’ Nord et 9° 00’ Est. Pour rallier différents points, le GPS peut indiquer le cap à suivre par une flèche, ou le tracé en ligne droite, à côté d’un curseur situant votre position par rapport à cette ligne. La trace de ce curseur est gardée en mémoire, afin de connaître le kilométrage parcouru ou de rebrousser chemin en empruntant le même parcours qu’à l’aller.
Ces types de GPS se trouvent notamment sous la forme d’un bracelet-montre ou d’un talkie-walkie, avec un écran couleur ou non, de plus ou moins petite taille. Pour les 4x4, la gamme de modèles spécialisés s’étoffe. Les écrans sont au moins aussi grands que ceux des GPS routiers, voire plus (4 pouces au lieu de 2,5 pouces). Le 152 chez Garmin (à écran noir et blanc) coûte, par exemple, environ 250 euros, mais il ne permet pas de télécharger de carte. En revanche, le 276 C à 650 euros dispose de la couleur et permet de rajouter de la cartographie.
Il existe également des PC portables "durcis" et "semi durcis", c’est-à-dire étanches à la poussière et à l’eau. Munis d’une antenne GPS, que l’on branche via un câble USB, et d’une cartographie intégrée, leur plus gros avantage est la taille de l’écran qui permet de mieux distinguer les détails d’un parcours, ainsi que leur mémoire importante. Les prix varient de 1 500 à plus de 4 000 euros.
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