De la brousse au fleuve...
Par bernard Le 13/02/2008
Mali n° 5 - Une fois les éléphants repérés, il reste encore de nombreux détails pour organiser la suite du parcours, avec notamment une escale fluviale, pour découvrir le majestueux Niger.
Après avoir passé du temps sur Mopti, Gino m’explique qu’il envisage de proposer une journée de repos, avec un tour de pinasse sur le Niger. Nous partons donc à la recherche de piroguiers et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont à la hauteur de leur réputation. Je qualifierai la négociation à laquelle j’ai assisté de… difficile. Une fois tous les points de détails réglés sur la partie nord du parcours, nous revenons à Bamako. Après moult réflexions et échanges avec les autochtones, nous décidons de reconnaître une nouvelle piste pour rejoindre Kayes.
Les participants ne viennent surtout pas pour faire du goudron. Et nous voilà partis dans des paysages totalement différents, vers Kayes, pour sortir du pays en allant vers le Sénégal et le parc de Niokolo Koba. La brousse est dense, les pistes étroites voire inexistantes. À la nuit tombante, nous établissons notre bivouac à la sortie de Bafoulabé. Au moment de monter les tentes, nous voyons s’approcher un Français hirsute et complètement poussiéreux…
Lui et deux autres camarades ont des soucis avec une de leurs motos de location qui ne veut pas repartir après la énième chute. Lui est angoissé, c’est le stressé du groupe, un de ses copains, l’inconscient peut-être, joue de la guitare en attendant des jours meilleurs. En fait, le moteur est noyé. Ces trois jeunes étudiants de Lille sont venus vivre leur aventure. Ils ne connaissent pas la moto, pas plus que l’Afrique, mais essayent de se rendre à Dakar…
Après cet épisode, lorsque nous arrivons aux chutes de Gouina, la décision d’un bivouac pour les participants s’impose d’elle-même. Le site est absolument enchanteur, l’emplacement sous les baobabs est propre et plat, parfait pour installer les tentes et le bruit de l’eau, une invitation à la baignade.